L'AVENTURE
SCIENTIFIQUE
Gabon
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FICHE TECHNIQUE
LOCALISATION : Afrique
PERIODE : avril - mai 2006
OBJECTIF(s) : récolte des insectes Hétéroptères dans la réserve d'Ipassa (Makokou)
RESULTATS :
L'EQUIPE : L. Picart - E. Guilbert
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LA MISSION

La première mission de terrain du projet Cafotrop a eu lieu dans la réserve CENAREST/IRET d’Ipassa (Makokou) au Gabon. Cette mission a eu lieu entre le 13 septembre et le 2 octobre 2006 (19 jours) et a impliqué deux des trois membres du projet : Eric Guilbert, entomologiste et maître de conférences au Muséum National d’Histoire Naturelle et Lionel Picart, grimpeur et directeur de Tree Climbing France. Elle a eu lieu en collaboration avec L. Ngok Banak, directeur de l’Institut de Recherche en Ecologie Tropicale, institut dont dépend la station de recherche d’Ipassa. L’objectif de cette première mission a été restreint à l’inventaire des punaises du sous-bois et de la canopée.
Les conditions météorologiques au cours de la mission ont été favorables au travail de terrain (températures entre 26 et 30° C et précipitations faibles), la saison des pluies n’ayant commencée qu’à la fin septembre.

LE SITE

La réserve d’Ipassa-Mingouli, créée en 2002, gérée par l’Institut de Recherche en Ecologie Tropicale (IRET), est située le long des rives de la rivière Ivindo entre Makokou et Ovan au nord-est du Gabon, presque sur l’équateur (0° 31’N), dans le parc national de l’Ivindo (3000 km²). C’est une forêt tropicale humide protégée depuis 1971. Elle représente un exemple de forêt dense humide sempervirente de la région phytogéographique congo-guinéenne. Plus de 2000 espèces de plantes et 60 espèces de vertébrés y ont été recensées.

LA METHODE

Les punaises ont été récoltées de trois manières différentes : par battage, par fauchage ou « à vue ». Le battage consiste à battre la végétation et à capturer les insectes tombée sur une nappe de réception appelée parapluie japonais. Le fauchage consiste à faucher la végétation à l’aide d’un filet fauchoir. La chasse dite « à vue » consiste à capturer les insectes sur leur support (essentiellement végétal) à l’aide de pince, de bocal à cyanure ou d’aspirateur à bouche. Les spécimens récoltés sont stockés soit à sec sur des couches de coton avec du silicagel, soit en alcool dans des tubes.
Ce matériel biologique est ensuite préparé et monté pour être observé, identifié ou éventuellement décrit. Une partie sera incluse à des analyses phylogénétiques (séquençage d’ADN, microscopie électronique, etc.).

Dans la canopée, la méthode de récolte est sensiblement différente, étant donnée les contraintes liées à l’accès au milieu. L’accès à la canopée est assuré par les techniques de Tree Climbing. La méthode de récolte est soit identique à celle utilisée au sol, mais alors restreinte dans l’espace à l’amplitude de déplacement que permet le point d’ancrage ; soit elle consiste à mettre en place au niveau du sol ou en hauteur des nappes de récoltes de surface supérieure à celle du parapluie japonais, et à battre la végétation qui se trouve au dessus. Les nappes situées en hauteur sont pliées et ramenées au niveau du sol pour la capture des insectes. Cette méthode implique un travail en binôme « grimpeur-récolteur », contrairement à la première où le « grimpeur » est « récolteur »

1° RESULTATS

206 spécimens ont été récoltés, dont 40 appartenant à la famille des Tingidae. Ces 40 spécimens de Tingidae représentent 5 espèces, dont une du genre africain Ammianus, plus grand représentant de la famille avec 6 mm de long, et une de la Tribu Phatnomini (du genre Phatnoma), laquelle est peu représentée au sein des Tingidae. Des trois autres espèces, deux sont représentées par un exemplaire unique. L’un de ces exemplaires uniques appartient à la tribu Cantacaderini (probablement du genre Cantacader), autre tribu peu représentée au sein des Tingidae. L’ensemble des spécimens récoltés fera l’objet d’une identification à l’espèce pour les Tingidae et au plus petit rang taxonomique possible pour les autres familles. Les espèces nouvelles seront décrites par la suite. Une collection de référence sera renvoyée au Gabon à l’IRET, une autre partie intégrera les collections du Muséum.

( fichier à télécharger )
FICHE TECHNIQUE

Composition de l’équipe

- Eric Guilbert, UMR 5202 CNRS,
Muséum national d’Histoire naturelle,
Département de Systématique et Evolution,
CP50 - 45 rue Buffon, 75005 Paris, France
tel : (33) 1.40.79.34.11 - fax : (33) 1.40.79.56.79
guilbert@mnhn.fr

- Lionel Picart,
Tree Climbing France,
21 rue de Loire, 58000 Nevers, France
tel : (33) 3.86.61.38.19
lionel.picart@treeclimbing.fr

 

Groupes étudiés

- Insecta ; Pterygota ; Heteroptera ; Alydidae ; Anthocoridae ; Berytidae ; Colobathristidae ; Coreidae ; Lygaeidae ; Miridae ; Nabidae ; Pentatomidae ; Reduviidae ; Tingidae.

QUELQUES IMAGES DE LA MISSION
REMERCIEMENTS

Le projet CAFOTROP-Energia remercie chaleureusement S. Mbadinga, Commissaire général du CENAREST pour la délivrance de l’autorisation de recherches dans les parcs nationaux du Gabon, L. Ngok Banak, Directeur de l’IRET pour l’autorisation d’accès à la station de recherche d’Ipassa et la délivrance de l’autorisation d’exportation du matériel biologique récolté, P. Grandcolas, responsable du PPF « Evolution et structure des écosystèmes » (MNHN) pour avoir financé en partie la mission Gabon 2006.

 

En pièce jointe le rapport de mission

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Sommaire
LA MISSION
LE SITE
LA METHODE
1° RESULTATS
FICHE TECHNIQUE
REMERCIEMENTS
QUELQUES IMAGES DE LA MISSION
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